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Optimisation

Automatisation des processus métier : lesquels passent dans une PME

Les transferts d'information s'automatisent, les décisions non. Quatre chantiers pour commencer, les ordres de grandeur en euros et en semaines, et les trois pannes à prévoir dans le devis.

Sebastien Balieu Sebastien Balieu
7 min de lecture
Automatisation des processus métier : lesquels passent dans une PME
Sommaire

L'automatisation des processus métier consiste à faire exécuter par un logiciel les étapes d'un processus interne qui ne demandent aucune décision : recopier une commande, relancer une facture impayée, préparer le rapport du lundi. Dans une PME, un premier chantier se compte en jours de travail et en milliers d'euros. Pour savoir si le vôtre entre dans cette catégorie, il faut commencer par compter les étapes où quelqu'un doit trancher.

Un processus se découpe en transferts et en décisions

Prenez un processus interne et écrivez ses étapes dans l'ordre, sur une feuille. Chaque étape est de l'un des deux types : soit une information passe d'un endroit à un autre, soit quelqu'un tranche.

Les transferts s'automatisent. Recopier un montant depuis un mail vers le tableur de suivi, créer la fiche client à partir du formulaire du site, générer la facture depuis la ligne de commande : un logiciel fait ces gestes sans se tromper de ligne un vendredi à 18 h.

Les décisions ne s'automatisent que si vous savez les écrire sous forme de règle. « Relancer au bout de 30 jours » en est une. « On relance quand on sent que le client traîne » n'en est pas une, tant que personne n'a dit ce que traîner veut dire en nombre de jours.

Comptez ensuite les décisions de votre processus, parce que c'est ce compte qui détermine la suite. S'il n'y en a aucune, rien ne bloque et vous pouvez faire chiffrer. Une ou deux que vous savez écrire sous forme de date ou de seuil, et vous êtes sur un chantier ordinaire. En revanche, si une décision est formulée autrement selon la personne à qui vous posez la question, c'est elle qu'il faut écrire avant d'appeler qui que ce soit.

Quatre chantiers pour commencer

Prise de commande, relance de facture, arrivée d'un client ou d'un salarié, reporting hebdomadaire. Dans ces quatre processus, la même donnée est souvent saisie deux ou trois fois de suite, par des personnes différentes.

ProcessusLe geste manuel aujourd'huiCe qui le remplaceCe que tu récupères
Prise de commande ou de devisQuelqu'un recopie le mail dans le CRM, puis dans le tableur de suiviLa lecture du mail crée la fiche et la ligne de suivi d'un coupLe temps de ressaisie, et les écarts entre les deux outils
Relance de facture impayéeQuelqu'un ouvre la compta, repère les retards, écrit les mailsUne règle de date déclenche la relance avec le montant et la référenceLes relances qui n'étaient jamais parties
Arrivée d'un client ou d'un salariéUne liste tenue de tête, avec des oublisUne suite d'actions déclenchée à la signature ou à la date d'entréeLes accès et les documents prêts le premier jour
Reporting hebdomadaireDeux heures d'exports et de copier-coller le lundi matinLes chiffres agrégés et envoyés à heure fixeDeux heures, chaque semaine

Entre ces quatre, la fréquence pèse plus lourd que la durée : un geste de dix minutes fait tous les jours coûte davantage sur l'année qu'une journée de travail passée une fois par trimestre. Si vous en reconnaissez un dans la liste, commencez par celui-là.

Le budget et le délai, en ordres de grandeur

Mes tarifs sont publics, sur la page automatisation et IA pour PME.

Un premier chantier démarre à 2 380 €, soit environ quatre jours de travail, et tourne en production en trois à quatre semaines. Un chantier complet, avec la cartographie de vos processus et cinq à dix workflows, démarre à 7 140 € pour une douzaine de jours, et compte six à dix semaines avant la mise en production. Le suivi mensuel est proposé en option.

Ces montants sont les miens ; ils ne constituent aucune grille de marché. Ils vous servent surtout à vérifier que vous êtes dans le bon ordre de grandeur avant de demander un devis ailleurs : quelques milliers d'euros et quelques semaines pour un premier flux.

Avant de chiffrer, vérifiez que le processus mérite un chantier. Les quatre conditions sont détaillées dans l'article sur l'automatisation marketing, et elles valent pour n'importe quel processus interne. Si le chantier touche aussi votre site, les ordres de grandeur sont dans le prix de l'intégration de l'IA sur un site web.

Ce qui casse, et pourquoi vous l'apprenez tard

Une automatisation dépend d'outils que vous ne contrôlez pas, et c'est de ce côté que viennent les pannes.

L'outil d'en face change. Votre logiciel de facturation renomme un champ ou modifie la structure de son export, et le flux qui lisait ce champ ne trouve plus rien. Personne ne vous a prévenu, parce que pour l'éditeur du logiciel c'est une mise à jour parmi d'autres.

Un cas non prévu se présente. Votre règle dit de relancer au bout de 30 jours, et un client répond à la relance pour contester la facture. Si personne n'a décidé ce qui se passe à ce moment-là, la relance suivante part quand même.

La personne qui a demandé le flux s'en va. Le flux continue de tourner, mais plus personne ne sait ce qu'il fait ni où le modifier, si bien qu'au premier changement d'outil quelqu'un le débranche par précaution.

Un flux arrêté se voit vite : les factures ne partent plus et un client finit par appeler. Un flux qui continue de tourner sur une donnée fausse, lui, relance des clients qui ont déjà payé, et vous l'apprenez par eux. Ce second cas coûte plus cher, parce qu'au moment où vous le découvrez les relances sont déjà parties.

Deux lignes à demander dans le devis, dès le premier chantier : une alerte envoyée à une personne nommée quand le flux échoue, et une note écrite de ce que fait le workflow, de ce qu'il lit et de ce qu'il écrit. Demandez-les avant de signer.

Quand un processus ne mérite pas d'être automatisé

Il arrive aussi que le chantier ne se rembourse pas, et cela se repère avant de le lancer.

Si le processus change tous les deux mois, vous dépenserez plus en modifications que le flux ne vous fera gagner.

Le volume peut aussi être trop faible : une tâche de dix minutes qui revient deux fois par mois pèse quatre heures par an, et à 595 € la journée de travail, quatre jours de chantier ne se remboursent pas sur quatre heures.

Enfin, si deux personnes de l'équipe décrivent le processus différemment, mettez-le par écrit et faites-le valider par les deux avant d'appeler qui que ce soit.

Vérifiez aussi que le processus est bien conçu, parce qu'une fois automatisé, un mauvais processus produit les mêmes erreurs, plus vite et en plus grand nombre.

À retenir

  • Découpez votre processus en étapes et comptez les décisions. Aucune décision : rien ne bloque, vous pouvez faire chiffrer. Une décision que vous savez écrire sous forme de date ou de seuil : c'est un chantier ordinaire. Une décision que personne ne formule pareil : écrivez-la d'abord.
  • Un premier chantier dans une PME se compte en jours de travail et en milliers d'euros. Chez Numinam, il démarre à 2 380 € et tourne en production en trois à quatre semaines. Si le devis annonce plusieurs mois avant la première mise en production, demandez à découper.
  • Mettez deux lignes dans le devis : une alerte d'échec envoyée à une personne nommée, et une note écrite de ce que fait le workflow. Sans elles, vous apprenez la panne par un client mécontent.
  • N'automatisez pas une tâche de dix minutes qui revient deux fois par mois : quatre heures par an ne remboursent pas quatre jours de travail à 595 € la journée.

Par où commencer

Si vous voulez savoir lequel de vos processus passe en premier, on peut le regarder ensemble : automatisation et IA pour PME belges. Si le problème vient plutôt de données qui vivent dans trois outils différents, c'est le sujet des outils internes.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'automatisation des processus métier ?
C'est le fait de confier à un logiciel les étapes d'un processus interne qui ne demandent aucune décision humaine : recopier une donnée d'un outil vers un autre, déclencher une relance à une date fixe, générer un document à partir d'un formulaire. Les étapes qui demandent un arbitrage restent humaines, sauf si vous pouvez écrire cet arbitrage sous forme de règle.
Quels processus une PME peut-elle automatiser en premier ?
Ceux où la même information est saisie plusieurs fois : la prise de commande ou de devis, la relance de facture impayée, l'arrivée d'un nouveau client ou d'un nouveau salarié, et le reporting hebdomadaire. Sur une année, la fréquence pèse plus lourd que la durée d'un passage : choisissez celui qui revient le plus souvent.
Combien coûte l'automatisation d'un processus dans une PME ?
Chez Numinam, un premier chantier démarre à 2 380 €, soit environ quatre jours de travail pour un ou deux flux en production. Un chantier complet, avec la cartographie des processus et cinq à dix flux, démarre à 7 140 €. Le suivi mensuel est proposé en option. Ces montants sont ceux de la grille publique, à 595 € la journée.
Combien de temps avant qu'une automatisation tourne en production ?
Comptez trois à quatre semaines pour un premier chantier d'un ou deux flux, et six à dix semaines pour un chantier complet avec cartographie des processus. L'essentiel du délai part dans les accès à obtenir, les cas particuliers à trancher et les tests sur des données réelles.
Qu'est-ce qui casse dans une automatisation, et comment s'en aperçoit-on ?
Trois causes reviennent : un outil connecté qui change le format de ses données, un cas que la règle n'avait pas prévu, et le départ de la personne qui savait à quoi servait le flux. Un flux arrêté se voit vite. Un flux qui tourne sur une donnée fausse se découvre plus tard, souvent par un client. D'où l'alerte d'échec envoyée à une personne nommée, à demander dès le devis.
Comment Numinam accompagne une PME sur l'automatisation de ses processus ?
Numinam commence par un audit des processus et des outils déjà en place, puis construit les flux qui suppriment les ressaisies, avec une alerte en cas d'échec et une documentation pour l'équipe. Le suivi mensuel couvre la surveillance, les ajustements et les nouveaux flux. Numinam travaille le site, l'automatisation et les outils internes dans le même chantier.

Sebastien Balieu

À propos de l'auteur

Sebastien Balieu — Fondateur Numinam

Sébastien est full stack developer, UX/UI designer, fondateur et multi entrepreneur. Il vit en Belgique depuis plus de 10 ans.

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